Le rétablissement progressif des vols domestiques et de plusieurs liaisons internationales au départ de Caracas marque la reprise du trafic aérien vénézuélien, mais dans une FIR de Maiquetía toujours placée sous haute surveillance après l’intervention militaire américaine et la capture de Nicolás Maduro. Sur le plan réglementaire, l’espace aérien vénézuélien reste sous une surveillance étroite. Le 3 janvier, à la suite des frappes américaines visant des installations au Venezuela, la Federal Aviation Administration a émis un NOTAM interdisant temporairement aux opérateurs américains de voler non seulement dans la FIR de Maiquetía, mais aussi dans les espaces aériens de Porto Rico, de Curaçao et d’une large partie de la FIR de Piarco couvrant l’arc antillais. Cette interdiction stricte a été levée en moins de 24 heures, remplacée par des avis de sécurité invitant les compagnies à une « extrême prudence » dans la FIR de Maiquetía et les FIR adjacentes, en raison de la présence de moyens militaires, du risque de tirs sol‑air et d’une possible confusion entre avions civils et aéronefs militaires. L’Agence européenne de la sécurité aérienne a publié un bulletin d’information sur les zones de conflit concernant l’espace aérien vénézuélien. « L’AESA, la Commission et les États membres continueront de suivre de près la situation afin d’évaluer si le risque pour les exploitants d’aéronefs de l’UE augmente ou diminue dans les prochains jours en fonction de l’évolution de la menace et des risques », a affirmé l’AESA. L’EASA et plusieurs autorités européennes – dont la France, le Royaume‑Uni et l’Allemagne – recommandent aux transporteurs de contourner l’espace aérien vénézuélien et de prévoir du carburant supplémentaire pour les vols croisant les zones de forte activité militaire. (Source : air-journal.fr)